Le 13 octobre 1860, la ville de Pékin est prise par les troupes françaises et le Palais d'Eté est pillé. Le mot " Pékin " entre bientôt dans le vocabulaire saint-cyrien, il signifie " débarrassé de " : être " Pékin de Bahut ", c'est donc quitter l'Ecole, être débarrassé " des horreurs de la Pompe et du Bataillon ".
Le Pékin
de Bahut (ou PDB) est à la fois un chant et un cérémonie
qui a lieu à la fin du mois de juillet, au moment de quitter
la Spéciale. Ce moment est très important pour le
Saint-Cyrien, car il marque le départ de l'Ecole, le début
véritable de la vie d'officier, et à terme, la perspective
d'une prise de commandement. Le PDB fait d'ailleurs l'objet d'un
compte à rebours quotidiennement mis à jour et affiché
en permanence au Grand Carré.
Avant 1945, au Vieux Bahut, les élèves se réunissaient devant le " Mur du Pékin ", dont le franchissement correspondait à leur départ de l'Ecole. Lorsque la Spéciale se replie à Aix-en Provence en 1940, les élèves continuent de franchir un " Mur du Pékin ".
En 1945, avec l'installation de l'Ecole dans le camp de Coëtquidan dépourvu d'enceinte, les Saint-Cyriens décident de se réunir au pied de la statue de Kléber pour attendre l'aube de leur dernier jour de présence à la Spéciale. Ce n'est qu'à partir du début des années 1970 que l'habitude est prise de gravir la Grande Bosse pour voir le soleil se lever une dernière fois sur la lande bretonne :c'est l'aurore resplendissante du PDB